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Comment se former au métier d’écrivain public biographe ?

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Envisager une formation était pour moi incontournable. C’était une façon de me tester et de voir si la motivation allait tenir sur la durée. Mais comment se former au métier d’écrivain public biographe ?  Même si les voies d’accès sont assez limitées, quelques options sont possibles.

Choix de formation : différents formats

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Se former pour se légitimer

La profession n’a pas de cadre réglementé, et il n’est pas nécessaire d’avoir un diplôme pour s’installer. Il n’empêche que se former est fortement conseillé.

Les différents parcours sont évoqués dans la FAQ de l’AEPF (Académie des écrivains publics de France), l’une des deux associations fédérant la profession, l’autre étant le  GREC (Groupement des Écrivains-Conseils®). Outre la voie universitaire, des formations courtes sont proposées.

Pour ma part, j’ai fait le choix de suivre la formation à distance d’écrivain public du CNED, pour me permettre de me situer dans mes compétences. Le plaisir était au rendez-vous, et ce petit parcours s’est fait dans la joie et la bonne humeur. Ma motivation en est sortie renforcée.

Dans l’écriture pour les autres, l’axe de la biographie m’intéressait particulièrement. Je me suis donc formée avec l’organisme Iscriptura. Ce parcours de six mois propose un apprentissage des aspects techniques, mais également une réflexion de fond autour de la profession et de son propre potentiel créatif.

L’agrément de l’AEPF

Une porte en ouvrant une autre, j’ai assisté à une réunion d’information de l’AEPF avant d’envisager la procédure d’agrément. J’avais besoin de cette dernière étape pour légitimer ma démarche. Le but de cette journée de tests est d’évaluer le niveau du candidat afin d’attester des capacités rédactionnelles nécessaires à l’exercice de la profession. J’ai décroché le sésame en novembre 2015.

Depuis 2016, je suis membre de l’AEPF, dont la charte impose le respect de règles déontologiques. J’adhère parallèlement au SNPCE (Syndicat national des prestataires et conseils en écriture) qui représente les droits des professionnels.

Certificat Voltaire, le coriace !

Certificat VoltaireJ’ai également voulu faire un petit  détour du côté du Projet Voltaire, pour décrocher le Certificat du même nom. Dans ce jeu un peu masochiste, j’ai pris conscience que, même quand on pense avoir un niveau très correct en orthographe, il y a encore une montagne à gravir !

La langue française m’a donc réservé bien des surprises (du moins dans le module Excellence). J’ai pu dénicher des tournures peu usitées, mais pourtant bien académiques. Avec un peu de préparation en e-learning, j’ai réussi à obtenir le score de 917 sur 1000, qui correspond à la catégorie « expert » (niveau recommandé pour les métiers liés aux lettres).

Le statut d’auto-entrepreneur

La route s’est donc dessinée peu à peu, de l’amorce de l’idée jusqu’au démarrage du projet. En février 2016, j’ai obtenu de mon administration une autorisation de cumul d’activités. Je me suis alors lancée sous le statut d’auto-entrepreneur, tout en continuant mon travail  à temps partiel.

Puis, après un certain nombre de récits de vie et d’écrits divers, je suis arrivée à l’étape de la demande de disponibilité, que j’ai obtenue en septembre 2018.

 

À 58 ans, j’ai donc franchi le pas de lâcher une sécurité matériellement confortable. J’ai renoncé au rite immuable du salaire versé à chaque fin de mois. Me former au métier d’écrivain public biographe m’a aidée à avancer dans mon projet, à confirmer ma motivation, à affirmer ma détermination.

 

 

 

 

 

 

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