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Comment écrire sa biographie : 6 conseils pour vous aider

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Vous avez franchi le pas. Le temps de réflexion a été long, vous vous êtes posé mille questions, mais la décision est prise : vous voulez écrire votre histoire et celle de votre famille. Vous souhaitez témoigner, raconter aux autres, laisser une trace qui constituera un cadeau précieux pour vos petits-enfants. Mais comment rédiger ce travail et mener à bien ce projet d’écriture ? Que vous envisagiez de prendre la plume ou de demander l’aide d’un professionnel, voici 6 conseils pour vous aider à écrire votre biographie et en tirer le meilleur.

1. Pourquoi écrire sa biographie ?

Écrire l’histoire de sa vie, c’est d’abord et avant tout être au clair avec ce que l’on veut transmettre et faire savoir. Avant de vous lancer, il est donc essentiel de vous interroger sur le sens que vous voulez donner à votre démarche. Réfléchissez à ce que vous voulez dire à ceux qui vous liront. Les motivations des narrateurs ont fait l’objet d’études qui font ressortir des grands thèmes récurrents. Les raisons sont multiples, et elles sont toutes aussi légitimes les unes que les autres. Faire savoir qui vous êtes ? Transmettre vos valeurs ou vos idées ? Évoquer une passion, un métier, un projet ? Dévoiler un secret de famille ?

Parler de votre intention à vos enfants (sauf si le secret du cadeau vous importe) peut élargir et enrichir le contenu de votre récit. Leur demander ce qu’ils voudraient trouver dans ce récit autobiographique peut constituer pour vous un angle d’approche. Quelles facettes de leur généalogie souhaiteraient-ils découvrir ? Sur quels aspects de votre histoire aimeraient-ils que vous leviez le voile ? Qu’ont-ils besoin de comprendre sur votre parcours de vie, sur la famille où vous avez grandi et où ils ont eux-mêmes pris leur place ? Ils pourront vous orienter vers les directions à prendre et vous suggérer les nuances à apporter à votre texte. En confrontant vos aspirations mutuelles, vous avancerez vers un contenu qui correspondra le mieux aux attentes de chacun.

Il n’est pas toujours facile d’écrire ses souvenirs, d’aborder sa propre histoire. Se confronter à soi-même pour se dévoiler à l’autre n’est jamais un exercice aisé, et cette démarche demande beaucoup d’audace, de sincérité et d’humilité. Que dire, que taire ? Dois-je m’exprimer à la première ou à la troisième personne ? Si j’opte pour le style du roman, quelle sera la part de mon histoire personnelle dans l’écrit que je vais réaliser ? Il faut pouvoir répondre à un certain nombre de questions préalables avant de se mettre au travail. Ces quelques pistes de réflexion, qui restent à affiner et à étoffer, guideront votre projet.

2. Replongez-vous dans votre enfance

Avant d’écrire une biographie personnelle ou familiale, commencez à préparer votre mémoire et à collecter vos souvenirs. Vous ouvrirez ainsi différents chapitres, destinés à recueillir les grandes étapes et les marqueurs importants de votre itinéraire : les jeunes années, l’adolescence, l’âge adulte.

À l’intérieur de chaque catégorie, vous inscrirez les expériences significatives, les lieux, le contexte de l’époque. Où êtes-vous né(e) ? Quels souvenirs avez-vous de votre maison d’enfance ? Qui étaient vos parents, vos grands-parents ? De quel milieu étaient-ils issus ? Quelles professions exerçaient-ils ? Quels événements majeurs avez-vous traversés ? La préparation que vous réaliserez constituera une trame, un fil conducteur, qui vous aidera dans le travail sur la mémoire familiale.

 

3. Aidez-vous de supports pour stimuler votre mémoire

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       Retrouver des objets de l’enfance

La mémoire peut être capricieuse et il faut parfois déjouer ses entourloupes. Les souvenirs visuels sont des appuis stimulants pour la réalisation d’une biographie, et retrouver des supports (photos, jouets, objets, courriers, etc.) ne peut que vous aider dans votre démarche.

Photographier la famille était, pour la génération des anciens, un moment rare et précieux. L’empreinte émotionnelle de ce petit événement s’est inscrite sur le « disque dur ». À partir de ce morceau de papier insignifiant (mais signifiant !), le narrateur qui figure sur le cliché peut se remémorer des impressions, des ressentis, des images.

Les repères historiques font partie de ces outils. Rédiger ses mémoires et celles de ses ancêtres, c’est en même temps peindre le tableau sociologique d’une époque. Tout récit biographique est ponctué de faits reliés aux grands moments d’une société, d’un pays, voire du monde (guerres, mouvements sociaux, épidémies…). Ces périodes hors du commun constituent des repères incontournables, qui vous guideront comme un fil d’Ariane dans le voyage de la « petite histoire » qui est la vôtre.

Faire appel à ces étais est un bon moyen pour encourager la mémoire et faire ressurgir du passé quelques réminiscences. De fil en aiguille, les souvenirs qui remontent à la surface peuvent en inviter d’autres.

4. Échangez avec votre fratrie pour enrichir votre biographie familiale

À moins que votre objectif soit d’offrir une biographie (cadeau toujours original) et que vous teniez à garder le secret, évoquer votre projet avec vos proches peut permettre de le nourrir et de l’étoffer. Si vous avez encore des frères et/ou sœurs, ils pourront y ajouter de la matière. Confronter ses propres souvenirs avec ceux de la famille est une bonne façon de les enrichir.

Rédiger le récit de sa vie est une occasion idéale pour partager des souvenirs d’enfance. Ces échanges riches et intenses permettent souvent de découvrir que la perception de cette période n’est pas si commune qu’on ne le pense. Raconter son histoire, c’est parfois se raconter des histoires ! Écrire sa biographie familiale sollicite fortement la sphère émotionnelle, chacun remaniant la réalité à la lumière de ses propres filtres (attentes, besoins, ressentis, frustrations). Le récit de chacun ne sera donc pas le même que celui de son frère ou de sa soeur.

Sur fond de concurrence affective parfois douloureuse, les tensions et réactions épidermiques ne sont jamais très loin. Mais ce partage peut aussi constituer une occasion inespérée de se dire les choses et de réécrire l’histoire familiale autrement.

 

5. Demandez l’aide d’un pro pour écrire votre autobiographie

Vous pouvez réaliser seul votre biographie, si vous vous sentez la plume suffisamment sûre. Mais relater son histoire s’apparente parfois à un parcours du combattant ! Vous doutez de vous et vous craignez de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout ? Vous avez peur de vous perdre dans cette masse d’informations qui s’emmêlent ?

Faire appel à un écrivain biographe peut vous tirer de ce mauvais pas. Si votre budget le permet (car, bien sûr, cette démarche a un coût), l’intervention d’un professionnel constituera une aide précieuse pour avancer dans votre démarche. Il accueillera vos souvenirs avec empathie et il enrichira votre écrit en posant des questions. Par ses capacités rédactionnelles et son savoir-faire, il saura vous épauler pour mettre en forme votre manuscrit. Il triera, classera, rangera vos confidences pour les transformer en un récit cohérent.

Si vous avez du mal à finaliser un écrit déjà ébauché, il vous aidera à remanier et à structurer votre contenu pour construire un ensemble harmonieux. Il effectuera les corrections nécessaires et vous accompagnera pour assurer la réécriture éventuelle de certains passages. Il sera le copilote qui vous permettra de progresser sereinement dans l’élaboration de votre histoire de vie.

6. Relisez-vous pour peaufiner et finaliser votre biographie

Si vous faites le choix d’écrire votre biographie sans l’aide d’un tiers, le dernier des 6 conseils pour écrire sa biographie vous est destiné : il faut se relire. Encore et encore… La relecture est une étape primordiale. Se lancer dans l’écriture de son récit de vie est un travail exigeant et rigoureux. Relire attentivement son texte a deux avantages essentiels : d’une part, corriger les quelques coquilles oubliées (et il y en a souvent, car on ne détecte pas toujours ses propres erreurs) ; d’autre part, se rendre compte qu’on a omis tel ou tel épisode important.

Réaliser un ouvrage autobiographique est un véritable travail sur soi, qui peut d’ailleurs s’apparenter à une démarche de soin. L’envie d’écrire ne suffit pas. Il faut aussi s’impliquer, sauter à pieds joints dans le récit de son histoire, « mouiller le maillot », selon l’expression familière. Le premier jet constitue une base de travail, une sorte de brouillon. Vous vous rendrez vite compte qu’il manque des éléments. Un détail en amenant un autre, relire votre texte vous aidera à  retrouver des informations oubliées. C’est cette étape de fignolage qui permettra d’élaborer un contenu abouti et ciselé, que vous aurez plaisir à transmettre à votre entourage.

 

Ces 6 conseils pour écrire sa biographie ne sont bien sûr pas exhaustifs, et vous trouverez vos propres astuces. Ce qui est important, c’est d’y penser en amont et se de préparer. Notez préalablement les dates et les étapes fondatrices de votre histoire, discutez et prenez des avis auprès de vos proches. Si vous optez pour le « faire écrire », le professionnel utilisera ses outils et ses techniques pour vous aider à immortaliser sur le papier les grands thèmes de votre vie. Mais vous resterez toujours le maître d’oeuvre, et c’est à vous qu’il reviendra de choisir les sujets que vous souhaitez aborder… et ceux que vous garderez à jamais dans votre jardin secret.

 

 

 

 

 

 

 

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