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Biographie

Coût d’une Biographie réalisée avec un écrivain biographe

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« J’aimerais bien raconter mon histoire avec l’aide d’un professionnel, pour laisser une trace à mes petits-enfants. Mais quel est le coût d’une biographie réalisée avec un écrivain biographe ? Combien de temps nécessite ce travail ? » C’est une question que l’écrivain public biographe entend régulièrement, et à laquelle il a toujours du mal à répondre. Un récit de vie n’est pas un produit comme un autre. Chaque personne est différente, et son besoin ne sera jamais le même que celui de son voisin. Des facteurs essentiels sont à prendre en compte pour déterminer le temps d’écriture d’une biographie, et par conséquent la dépense à envisager pour faire le récit de sa vie.

Faire écrire un récit biographique : autant d’attentes que de narrateurs 

Vouloir rédiger ses mémoires part toujours d’un besoin ou d’une envie de raconter aux autres, mais ce travail prend des formes très différentes selon chaque narrateur. Le temps nécessaire peut donc varier du simple au double en fonction d’un certain nombre d’éléments, ce qui rend très difficile l’évaluation du coût d’une biographie.

La période évoquée

Raconter sa vie est un concept vague, et écrire son histoire peut se concevoir de différentes façons. Le temps consacré ne sera pas le même si le narrateur veut retracer toute sa vie ou se limiter à un aspect spécifique. Une personne jeune qui souhaite relater une période de sa vie (un événement, une période difficile, une naissance) ou témoigner sur un domaine précis (une profession, une passion) n’aura pas besoin du même nombre d’heures que la personne âgée dont le projet est d’évoquer tout son parcours, ou celui de sa famille.

L’abondance des informations

Écrire sa biographie est un exercice de style qui prend des chemins bien différents selon les narrateurs. L’un ira droit au but et souhaitera faire du récit de sa vie un texte synthétique et concis. Il racontera son histoire en hiérarchisant spontanément ses souvenirs pour n’en conserver que l’essentiel.

Un autre le parsèmera de détails et d’anecdotes. Sa narration sera empreinte d’une grande précision, et il aimera revisiter chaque événement, jusque dans ses moindres détails. Chacun est différent, dans son besoin et dans sa forme d’esprit. Mais structurer un récit condensé ou un écrit détaillé ne représente pas le même travail, ce qui aura inévitablement une incidence sur le coût final de la biographie.

La durée de la retranscription de chaque séance ne sera pas non plus la même si l’élocution du narrateur est rapide ou si son rythme de parole est lent. Un entretien dense, comprenant de nombreuses informations, doit être trié, rangé et ordonné de la même façon qu’un discours moins étoffé. Il faudra donc inévitablement plus de temps pour le mettre en forme.

La fluidité du discours

Sur le plan de la fluidité et de la cohérence chronologique du récit, il existe également des disparités entre les narrateurs. Les flashbacks sont une constante. La mémoire étant fortement sollicitée, il est habituel de retrouver, entre deux séances, des souvenirs qu’il convient de replacer au bon endroit.

Mais cette tendance est variable selon chacun. Certains papillonneront plus que d’autres dans leur passé et s’égareront facilement. Ce qui n’est, en soi, ni bien ni mal. Il n’y a rien d’anormal ni de péjoratif dans le fait de faire régulièrement des retours en arrière. La mémoire doit retrouver des points de repère éloignés dans le temps. Elle est donc amenée à travailler, et elle fait le job comme elle peut.

Il y a, par contre, une incidence sur le temps passé à retranscrire. L’étape de mise en forme sera plus chronophage s’il faut constamment rechercher où insérer les nouvelles informations, avec une incidence évidente sur le coût de la biographie.

La bonne volonté de la mémoire

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Stimuler les souvenirs

Écrire ses souvenirs, c’est se confronter avec les aléas de la mémoire. Celle-ci peut  jouer des tours et se montrer capricieuse. Quand elle fait faux bond, il faut aller à la pêche. Des outils peuvent être utilisés :

–  un document « fil rouge » qui permet un guidage autour des différentes étapes de la vie ;

– des photos anciennes ;

– des objets ou des lettres (le domicile du « client » reste, de ce fait, le lieu idéal pour les entretiens) ;

– une collaboration avec les enfants, qui peuvent apporter des informations précieuses susceptibles de « réveiller » la mémoire du narrateur.

Mais cela suppose une sollicitation plus importante et une relance régulière du biographe, ce qui peut induire davantage de rencontres.

Les exigences spécifiques des narrateurs

Si vous vous demandez quel est le coût d’une biographie, il faut que vous ayez à l’esprit le fait que l’on travaille exclusivement avec de l’humain. Dans un projet d’écriture, chaque narrateur a ses besoins et ses revendications. Certains souhaitent, dans leur récit biographique, une retranscription plus personnalisée, qui va plus loin que lévocation des souvenirs.

À partir de moments intenses relatés, ce type de narration invite le professionnel à retraduire l’émotion exprimée, de la façon la plus précise et la plus juste possible. Le travail du biographe ne se limitera donc pas au seul fait d’aider son client à raconter son enfance et à écrire une histoire. Il devra aller chercher le verbe exact, le mot adapté, le terme ad hoc qui plongera le lecteur au cœur de la scène décrite.

Sa mission sera de faire une biographie vivante, de décrire un tableau animé, de créer une scène dynamique pour placer l’observateur en situation d’immersion. Le professionnel devra se mettre dans la peau du narrateur, trouver les mots pour dire ce que celui-ci souhaite exprimer, tant factuellement qu’émotionnellement. C’est un exercice passionnant, mais qui demande du temps.

À lire également :  écrire la vie des autres…

L’impact du travail qui suit l’entretien sur le prix d’une biographie  

Pour déterminer le temps et le coût d’une biographie réalisée par un écrivain public, il faut aussi prendre en compte la partie immergée de l’iceberg : le travail à réaliser après l’entretien. Faire un livre à partir d’un récit de vie comporte de nombreuses étapes avant la finalisation.

Retranscrire et classer les informations

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La retranscription : une étape exigeante

Pour tous les récits biographiques, quels qu’ils soient, il faut d’abord retranscrire la séance enregistrée. Parfois, on s’attarde sur un élément que l’on comprend moins bien. On peut aussi être amené à faire quelques recherches pour vérifier un mot ou un fait (la grande histoire est très présente dans les mémoires de personnes âgées).

Ensuite, on fait le ménage, on épure et on élague.  Il faut ranger ce flot d’informations dans les différents chapitres, afin de constituer le témoignage fluide, cohérent et agréable à lire que le narrateur (et le lecteur) sont en droit d’attendre.

À chaque entretien, de nouveaux souvenirs surgissent, qui viennent préciser et étayer le récit. Comme la touche de peinture que l’on rajoute à un tableau, ils sont à caser au bon endroit. Ce puzzle, qui se met en place petit à petit, implique un véritable travail de fourmi et exige patience et rigueur…

Mettre en page et titrer

Quand le manuscrit se termine, le moment est arrivé de finaliser la mise en page et d’insérer les éventuelles photos. Il faut également donner un titre aux différents chapitres et, cerise sur le gâteau, nommer le livre. C’est une étape importante, car le titre représente la vitrine de l’ouvrage. Il doit refléter le contenu et en fournir un aperçu en quelques mots.

Le narrateur peut avoir déjà arrêté son titre, ou avoir pensé à quelques idées. Il suffit alors de le guider vers ce qui semble le plus adapté. Mais il arrive souvent qu’il confie cette tâche au biographe. Donner au livre un nom qui fera tilt, qui résonnera comme une évidence, peut demander un peu de temps.

Relire et finaliser le récit

Il reste encore à relire l’intégralité du texte. Malgré l’aide de logiciels performants, c’est une étape chronophage. Le contenu est ensuite relu par le narrateur (ou ses enfants, selon le contexte). Les ultimes corrections, les ajustements ou les souvenirs retardataires qui ont décidé de refaire surface in extremis seront rajoutés.

Arrive enfin la dernière ligne droite. Si la personne a fait le choix d’ offrir son récit sous forme de livre, le biographe assurera le lien entre le narrateur et l’imprimeur. Il faudra regarder de près le bon à tirer pour vérifier si tout est conforme, puis revoir le client pour lui présenter le brouillon de son œuvre. C’est lui qui donnera le feu vert pour lancer l’impression définitive, avant l’ultime étape : la livraison du livre fini.

Coût d’une biographie avec un écrivain biographe : trouver le prix juste

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Quel est le coût d’un récit de vie ?

Le professionnel est donc confronté à ces différents facteurs qui déterminent le temps passé et le coût de la biographie. Il compose avec des demandes et des personnalités très diverses. Il doit proposer un tarif qui n’étrangle pas le client, tout en gagnant raisonnablement sa vie. Car il s’agit bien d’un métier,  dont le but, comme toute profession, est d’en vivre.

Définir un prix équitable pour chacun

Mais qu’est-ce qu’un revenu « raisonnable » ? Bien sûr, ce mot n’a pas le même sens selon chacun. La définition du Larousse me semble assez juste : « qui se situe dans une honnête moyenne, qui est modéré mais suffisant ». Malgré cette définition de bon sens, cela reste bien subjectif…

Il s’agit donc de trouver le tarif le plus juste, tant pour le narrateur que pour le professionnel. Une option possible est de décider d’un budget forfaitaire (ou d’un nombre de séances) dès le départ. Le biographe respecte cet engagement en balisant les entretiens, afin que le travail soit réalisé dans le temps ou l’enveloppe impartis. Chacun doit alors jouer le jeu et se conformer aux règles définies, pour que la dépense reste dans les limites déterminées.

Combien d’entretiens pour réaliser une biographie complète ?

Pour répondre à la question du nombre d’entretiens nécessaires pour écrire une biographie, il faut revenir aux différences relatives aux demandes et aux personnes. Quatre heures d’échanges peuvent suffire, même pour rédiger le récit de toute une vie. Cela aboutira à une petite cinquantaine de pages A5, et permettra de faire un tour d’horizon en évoquant l’essentiel.

Pour les plus prolixes, il sera indispensable de prévoir davantage de rencontres. Parfois beaucoup plus. Le travail le plus long que j’ai eu à réaliser a nécessité 23 entretiens d’une heure, alors qu’au départ, la narratrice ne pensait pas dépasser les 6 heures ! De fil en aiguille, ses souvenirs en ont réveillé d’autres. Nous sommes arrivées, à sa grande satisfaction, à 200 pages format A4 (soit environ 400 pages A5).

Comment fixer ses tarifs dans une profession non réglementée ?

Le biographe doit définir ses tarifs dans un contexte où il n’existe pas de réglementation précise. Il y a des façons de faire, un ordre d’idée, une trame proposée par les organismes professionnels. La grille tarifaire élaborée par le SNPCE (Syndicat national  des prestataires et conseils en écriture) propose un tarif TTC de 288 € par heure d’entretien.

On lit fréquemment que pour réaliser une biographie, il faut compter une dépense de  2 000 – 2 500 €. Je dirais que tout dépend de ce que souhaite le narrateur et du nombre de rencontres que l’on se fixe.

Le tarif que je propose pour rédiger un récit de vie

Depuis le début de mon activité (2016), j’ai modifié mon barème à plusieurs reprises et j’ai fini par opter pour l’alternative du forfait, utilisé par nombre de mes collègues biographes. Je l’ai fixé à 150 €, tarif qui comprend l’heure d’entretien et tout le travail nécessaire pour le mettre en forme (cf ci-dessus).

Pour ne parler que de mon expérience, le prix des biographies réalisées en quatre ans s’est situé entre 600 € (pour 4 entretiens) et 3 000 € (pour 23 entretiens), hors impression du livre.

Un biographe moins cher ?

Il  est toujours possible de trouver un biographe moins cher. Mais il faut savoir que les compétences d’un écrivain public agréé par l’AEPF ont été testées par un membre du conseil d’administration de l’association, ce qui garantit d’emblée un certain niveau de qualité.

Le professionnel agréé doit par ailleurs respecter une charte de déontologie, qui garantit au client une attitude éthique et bienveillante. De par mon expérience précédente en travail social, la déontologie n’est pas un vain mot. Le respect du narrateur est donc au cœur de ma pratique.

 

Pour conclure sur un conseil, si vous vous engagez dans la recherche d’un écrivain public biographe pour rédiger une biographie familiale ou une biographie personnelle, prenez le temps de la réflexion. Le premier entretien est le plus souvent gratuit, ce qui encourage à rencontrer plusieurs professionnels. Voyez ce qu’ils ont déjà réalisé et comment ils envisagent ce chemin à parcourir avec vous. Renseignez-vous sur ses formations, observez quel est votre ressenti à ce premier contact et posez toutes les questions qui vous préoccupent. Il est normal de vous interroger sur le coût une biographie. Mais il est tout aussi important de vous sentir en confiance avec celui (ou celle) qui sera à l’écoute de vos souvenirs, ou de ceux de vos parents ou grands-parents. L’histoire de sa vie mérite de la mettre entre les mains d’une personne avec laquelle on se sent bien.

 

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