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Reconversion-par-l'écriture

 Quelle route choisir ?

 

ÉCRITS ET RÉCITS est un projet un peu fou, qui a mis longtemps à mûrir, et encore plus de temps à commencer à prendre forme.  Écrire pour les autres, c’est le défi que je me suis lancé en bifurquant voilà trois ans vers la profession d’écrivain public biographe.

Oser changer de métier à plus de 50 ans, est-ce raisonnable  ? Comment, sur le tard, se reconnecter à ce qui a été porteur dans sa vie, et se rapprocher de son axe ?

Voici mon retour d’expérience…

Changer, oui, mais quoi faire ?

Fatigue professionnelle

Cette idée est née d’une profonde lassitude professionnelle. Depuis plusieurs années, je n’avais plus le feu sacré. Mon métier d’assistante sociale n’était plus porteur, et je savais que je devais trouver une issue de secours.

Et pourtant, à 25 ans, quand j’ai choisi la voie du social, cela me convenait bien. La complexité de l’autre m’intéressait, et j’avais envie de me pencher sur la « problématique humaine » dans toutes ses dimensions. De 1989 à 2018, la relation d’aide a donc été au centre de mon activité professionnelle.

Je gagnais ma vie plutôt pas mal, j’avais beaucoup plus de congés que le salarié lambda, et une liberté d’organisation que j’ai longtemps su apprécier. Oui. Mais non, cela n’allait pas, cela n’allait plus. J’étais fatiguée de devoir me conformer à un cadre en mutation, qui imposait une gymnastique permanente d’adaptation.

Mais il en faut, du temps, pour écouter ses besoins et franchir le pas ! Pour se dire que ce n’est finalement pas un caprice, et pour se convaincre de ne pas écouter la petite voix qui nous rappelle à la raison.

 

Écrire des récits de vie

Idée de reconversion

Et puis un jour, fin 2014, j’ai entendu parler pour la première fois du métier de biographe et de l’écriture de récits de vie. Fortement intéressée,  j’ai consulté mon ordinateur pour savoir de quoi il retournait. Et cela me parlait de plus en plus.

Pourtant, les nombreuses recherches effectuées étaient plutôt dissuasives, et allaient toutes dans le même sens : il est très difficile de vivre décemment du métier d’écrivain public biographe.

Tant pis. Je n’ai pas (enfin pas trop) écouté mes doutes, et j’ai foncé… Le processus était en marche. J’ai alors décidé de me former.